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10 maggio 2012

Grand rassemblement de l’enseignement en français: l’éducation à l’ère du 2.0.

Plus de 700 professionnels de l’enseignement se sont réunis à Edmonton, du 24 au 26 avril dernier, pour discuter d’éducation en français. Une occasion de partager ses connaissances et d’en apprendre sur les technologies.

Des enseignants francophones de partout au pays étaient de passage à Edmonton, question d’échanger et d’acquérir de nouvelles stratégies en éducation. Le fait français était à l’honneur lors de la rencontre ainsi que le multimédia. Le Grand rassemblement de l’enseignement en français (GREF) est le deuxième de ce genre, organisé, entre autres, par la Fédération nationale des conseils scolaires francophones.

Le thème de cette année, L’éducation francophone pour la génération APP, portait sur comment les enseignants doivent s’adapter à l’ère des technologies.

« J’étais très heureuse que le sociologue Max Valiquette ouvre la conférence. Je pense qu’il a vraiment bien préparé le terrain pour le congrès en expliquant aux enseignants comment sont les jeunes d’aujourd’hui et pourquoi l’intégration de la technologie en salle de classe est essentielle », précise Madeleine Lemire, directrice générale du Consortium provincial francophone.

Craindre ou favoriser le 2.0

Si les élèves sont rapidement happés par les médias sociaux et les outils multimédias, il en est autrement des enseignants. Certains semblent plus réticents à se lancer dans la vague virtuelle. « Je crois qu’il y aura toujours cette fracture, cet éloignement entre les technophiles et les technophobes. Je fonde un certain espoir sur le développement d’outils [multimédias] plus conviviaux, c’est-à-dire, plus faciles et simples d’utilisation », affirme François Guité, enseignant et conseiller au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

Ce dernier est d’avis qu’il reste normal que des enseignants puissent éprouver une crainte relative à la technologie. Cette peur est même importante pour lui, puisqu’elle permet de rester critique. « L’école doit représenter et concerner les élèves. Si on écarte la technologie, ils ne sentiront pas que l’école reflète vraiment des apprentissages qu’ils pourront utiliser dans leur vie », explique Jessica Gilbert, enseignante de 3e-4e année à l’école Boréale.

Accepter l’évolution

L’éducation bénéficie de plusieurs outils d’apprentissage incroyables grâce à l’évolution des techniques informatiques. Maintenant, il existe des tableaux interactifs, des logiciels de soutien à la lecture et des plateformes éducationnelles. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que la technologie a aussi ses inconvénients. « Les moyens techniques évoluent tellement rapidement que nous n’avons pas ou peu le temps de jeter un regard critique sur leurs usages. Ce n’est pas évident en tant que société », confie M. Guité. « Il peut y avoir des pièges, des tensions, en fait toutes sortes de problèmes reliés à la technologie. Il faut donc prendre le temps d’avoir une équipe formée et à l’aise avant d’introduire un ordinateur ou un tableau interactif. Il faut savoir les utiliser pour que ce soit un avantage et non un inconvénient à l’enseignement », ajoute Mme Gilbert.Enfin, le Grand rassemblement de l’éducation en français a sans doute permis au personnel enseignant d’y voir plus clair dans l’abondance d’outils multimédias. Pour l’instant, le tableau, la craie et les manuels scolaires resteront encore dans les salles de classe bien que de nouveaux éléments viendront probablement s’ajouter. Le prochain grand rassemblement aura lieu en Ontario, en 2014.

Source: Virginie Bouchard, 03 mai 2012 http://www.aquilon.nt.ca/Article/L-education-a-l-ere-du-2-0-201205031257/default.aspx

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