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10 maggio 2012

Sarkozy, Hollande: ce qu’ils vont changer pour l’Education

Outre le texte des programmes, nous avons consulté quatre experts: Bruno Julliard, spécialiste du PS en matière d’éducation, Jeannette Bougrab, secrétaire d’État à la Jeunesse du gouvernement sortant, Pierre-Alain Muet, député PS spécialiste des affaires de fiscalité, et Jérôme Chartier, secrétaire national de l’UMP en charge de la fiscalité.


1. Quelle école pour vos enfants

Dès son entrée en campagne, François Hollande a fait de l’éducation sa priorité. Il partage avec Nicolas Sarkozy l’objectif de réduire le nombre d’élèves entrant en 6e sans maîtriser les fondamentaux. L’école primaire devrait être favorisée, quelle que soit l’identité du vainqueur.

Ce qui changera à l’école primaire

Bruno Julliard (PS): “Parce que l’école est notre priorité, une partie conséquente des 60 000 postes que nous créerons sera affectée au primaire. Nous dédoublerons ainsi des classes pour l’apprentissage de la lecture. Nous ferons en sorte d’avoir des maîtres sans classe pour instaurer un suivi individualisé des élèves. Le rythme scolaire changera aussi, avec le passage à la semaine de 4 jours et demi. L’allongement de l’année scolaire sera négocié après l’élection avec les professeurs.”

J. Bougrab (UMP): “Nous devons révolutionner l’école, qui est la base de notre modèle républicain. Cette année, 230000 élèves sont entrés en 6e sans maîtriser les fondamentaux, sur une classe d’âge de 700000 enfants. Nicolas Sarkozy va sanctuariser le primaire, où la règle du non- remplacement d’un fonctionnaire sur deux ne s’appliquera pas. Les directeurs d’établissement auront plus d’autonomie pour mettre en place le soutien scolaire et seront les acteurs du dépistage des difficultés. Le système éducatif démultiplie les inégalités aujourd’hui et la situation empire chaque année : un enfant d’ouvriers a déjà deux ans de retard à l’entrée en 6e.”

Ce qui changera au collège

B. Julliard (PS): “Nous sommes favorables au maintien du collège unique. Les pays qui ont les meilleurs résultats sont ceux qui ont le temps de scolarité commune le plus long. Nous lancerons des options qui permettront une découverte du monde du travail, mais il n’y aura pas d’orientation précoce. L’apprentissage dès 14 ans s’assimile à une démission de l’Éducation nationale.”

Jeannette Bougrab (UMP): “Nicolas Sarkozy s’est exprimé pour la fin du collège unique. Nous favoriserons les filières professionnalisantes. 14 ans, ce n’est pas trop tôt pour l’apprentissage. Les élèves malheureux au collège et que l’on force à continuer, nous les perdons définitivement. Dix ans plus tard, ils ne sont toujours pas insérés dans la société. Il faut aller chercher ceux qui ne croient plus en la République et les orienter vers les écoles de la seconde chance. L’orientation est devenue un délit d’initié qui favorise les enfants d’enseignants.”

Ce qui changera au lycée

B. Julliard (PS): “Nous changerons surtout le lycée professionnel, en revenant pour les élèves en difficulté au bac pro en quatre ans au lieu de trois. Cette mesure ne passera pas par le redoublement mais par des rythmes adaptés.”

J. Bougrab (UMP): “Nous avons réformé le lycée : les effectifs par classe sont acceptables. Je crois qu’il est stupide de dire que le taux de réussite au bac est trop élevé. Cette vision est élitiste. Le seul changement devrait concerner le lycée professionnel, avec l’instauration d’une alternance qui semble frappée du sceau du bon sens.”

Ce qui changera à l’université

B. Julliard (PS): “Nous aménagerons la réforme de l’autonomie des universités (LRU) pour augmenter les contre-pouvoirs aux présidents de faculté. Nous mettrons des moyens sur le premier cycle, pour lutter contre l’échec et une spécialisation trop précoce. Nous créerons aussi plus de places dans les filières courtes, comme les BTS ou les IUT, qui seront prioritairement ou- vertes aux bacs technologiques ou professionnels.”

J. Bougrab (UMP): “Nous avons beaucoup fait pour l’université, avec la réforme de l’autonomie, le 10e mois de bourse, la création de 40 000 places de logement étudiant. Le niveau de l’université est bon : nous avons des prix Nobel ou des médailles Fields, et le taux d’employabilité est élevé. À l’université, l’ascenseur social fonctionne.”

Source: Paul Terra, 02 mai 2012 http://www.lyoncapitale.fr/Journal/univers/Actualite/Le-mensuel/Sarkozy-Hollande-ce-qu-ils-vont- changer

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