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10 maggio 2012

Wajdi Mouawad

Wajdi Mouawad est né à Beyrouth en 1968. Au début de la guerre civile, à dix ans à peine, il est contraint avec ses parents et son frère aîné de s’exiler à Paris. Il commence à s’adapter à un nouveau pays et à sa langue, mais à 15 ans, il doit repartir avec sa famille – faute de titres de séjour – pour émigrer au Québec. C’est à Montréal que Wajdi Mouawad pose finalement ses valises. Au début des années 90, il obtient un diplôme en arts du spectacle et écrit des pièces de théâtre, de la poésie, des romans. Dans ses textes, il poursuit le chemin de l’exil à travers des paroles et des personnages, mis en scène sur un plateau de théâtre.

Le rapport aux origines

Wajdi Mouawad croit au pouvoir des mots peut-être plus encore qu’à la magie du théâtre. Les mots qui permettent de voyager, de fouiller, de défricher la mémoire et surtout de poser des questions. Car à l’origine de ce théâtre qui se veut quête des origines, il y a un manque, il y a un silence. Il y a surtout une question à laquelle on n’a pas répondu. Wajdi Mouawad est né eau Liban. Quand il a 10 ans, sa famille part s’installer en France fuyant la guerre civile. Sept ans plus tard, nouveau départ, cette fois pour le Québec: “Je me souviens d’être rentré de l’école en disant à ma mère: “Tu n’oublie pas que dans trois semaines, j’ai mon tournoi de rugby”. Et elle m’a répondu: “Non, dans trois semaines, on est au Québec”. Pourquoi ne m’avaient-ils pas averti plus tôt? Pour elle, ce n’était pas nécessaire de me le dire. “Ça aurait changé quoi?”, a dit ma mère.” Beaucoup de choses, selon Wajdi Mouawad pour qui ce silence était et reste

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lourd de non-dits. C’est pour cela que son théâtre va porter toutes ces questions qu’il se pose. On ne change pas comme ça de continent, d’univers, sans raisons. On ne peut pas rompre aussi facilement avec le passé. Son théâtre prend alors la forme d’une investigation tournée vers le passé, vers l’histoire de l’humanité, vers la géographie, et en particulier celle du monde méditerranéen où la Grèce antique rencontre l’Orient et où les deux se mélangent pour créer une complexité presque inextricable comme c’est le cas au Liban. “Enfant au Liban, je vivais toujours dehors. Avec des fruits dans les mains cueillis sur les arbres, des animaux, le rythme des saisons… Du jour au lendemain tout ça est devenu virtuel, plus de fruits, d’animaux, de ciel, de grand air, de soleil. A la place, il y avait des livres, des films, de l’art. Là, il y a une ligne de rupture entre deux mondes, entre le réel et le virtuel. Entre celui que j’aurais pu être si on était restés au Liban et celui que je suis devenu.”

Wajdi Mouawad ne parle plus sa langue maternelle depuis son départ du Liban. Il en retrouve pourtant une trace dans son spectacle Seuls, faisant de la scène un lieu de mémoire. «Avec Forêts s’achève pour moi, je crois bien, une manière de raconter et de déplier une histoire, s’achève aussi cette conviction de la nécessité des origines et de l’héritage, comme si plus important encore que le passé, il y avait les ténèbres qu’il fallait pénétrer, quitte à y laisser sa peau et sa raison, pour tenter d’éclairer la violence de notre présence.»

Ses oeuvres

Le 9 mai 2005, le Molière du meilleur auteur francophone de théâtre lui est attribué pour la pièce Littoral, mise en scène par Magali Leiris avec Renaud Bécard, mais il le refuse afin de dénoncer les théâtres sans comité de lecture et les directeurs de théâtre qui jettent les manuscrits.

En 2009, il se consacre au quatuor Le Sang des Promesses, qui rassemble, en plus d’une nouvelle version de Littoral, les spectacles Incendies, Forêts, tétralogie sur le thème de la transmission et de l’héritage, et une création Ciels.

Il déclare à propose de l’écriture de Incendies: «J’ai écrit Incendies quand j’ai réalisé qu’un des tortionnaires de la prison de Riyad habite au coin de la rue Maisonneuve et Ontario [à Montréal], quoi. On a quelques génocidaires rwandais aussi… Après quelques semaines de travail, j’ai eu l’impression de me répéter, de faire comme une sorte de «Littoral n° 2». En réfléchissant, je me suis aperçu qu’en fait c’était la deuxième partie d’un ensemble. Ensuite les hasards de la vie ont fait qu’au moment où la France et l’Allemagne refusent de participer à la seconde invasion de l’Irak, je tombe sur une photo ancienne du chancelier allemand Helmut Kohl main dans la main avec le président François Mitterrand à Verdun. Je me pose alors la question: serat- il possible qu’un jour Palestiniens et Israéliens se serrent la main de cette façon-là dans un cimetière militaire commun?»

Il se consacre aujourd’hui à porter au plateau les sept tragédies de Sophocle: après le premier opus Des femmes composé des Trachiniennes, d’Antigone et d’Electre en 2011, viendront les créations Des héros et Des mourants puis l’intégrale en 2015.

Parallèlement, depuis septembre 2007, Wajdi Mouawad occupe le poste de directeur artistique du Théâtre français du Centre national des Arts du Canada à Ottawa.

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